Spécial Saint Valentin

Publié le par sac aux images

 

Saint Valentin 2007
(atelier du 12 février 2007)


Toi, Saint Valentin

Toi, Saint Valentin
qui nous fais prendre
des vessies pour des lanternes
et nos descentes de lit pour le 7ème ciel

Toi, Saint Valentin
qui nous fait croire
à l'alter égalité amoureuse
de ton étoile des neiges
qui fondent comme l'ozone

Toi, Saint Valentin
qui nous fait écrire
des mignonnes allons voir si la rose

Toi, Saint Valentin
qui nous fait chanter des chabada bada

Toi, Saint Valentin
qui nous confit
dans le sucré des mots susurrés

Toi, Saint Valentin
qui fait rimer
les coeurs avec bonheur
l'amour avec toujours

pourquoi n'oses-tu pas
les bourges avec les courges
et les cravaches avec l'amour vache
et
Saint Valentin, saint du rien ?

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Pourquoi Saint-Valentin a t’il été sanctifié ?

Parce que c’était un valeureux, parti de trois fois rien, il était devenu plus connu que Ducros, celui qui se décarcasse, car ses herbes fines ensachées, acheminées à travers l’Europe et même au-delà, non je ne vous raconte pas de sornettes, car son thym était non seulement l’un des plus parfumés, mais il avait aussi des vertus aphrodisiaques. Oui, je vous disais, bien au-delà des frontières européennes, car même au Japon les geishas l’utilisaient savamment.

La marque déposée au 13ème siècle était « Vaillentin », cela devait vouloir signifer la valeur de ce thym-là, ou comme on peut aussi le comprendre il rendait vaillant.

Difficile évidemment pour les prêtres qui en consommaient en cuisine de rester chastes. Voilà ici une période bien singulière pour l’Eglise, qui n’avait connu aucun précédent et voilà aussi pourquoi elle demeure aujourd’hui encore une part d’histoire cachée,
puisqu’au 13ème siècle oui, un pape a failli accorder aux prêtres l’autorisation de se marier. Mais il n’y parvint ; de violentes vagues de contestations et de voitures à bras brûlées aux portes des villes notamment. Les prêtres ne se marièrent pas, mais il agit toutefois pour la sanctification de Valentin.

Phrases imposées :

 

C’est quelqu’un du genre…

Moi, je suis du genre…

…nous sommes du genre humain.

 

 

 C’est quelqu’un du genre beau mec, cheveux grisonnants, sourire ravagé par quelques caries sur les incisives, ces dents de devant qu’il ne veut plus montrer lui donnant d’ailleurs un petit air pincé qui lui confère quelque mystérieuse dignité, une distance insoupçonnée qui s’infiltre insidieusement, comme un voile, un halo et quelquefois même une aura les jours de février où le soleil blafard, plus bas sur le plan de l’écliptique, vient à contre-jour frapper son crâne dégarni, illuminant d’un blanc irisé le maigre duvet subsistant à son sommet.

Moi, je suis du genre somptueux quelques jours par mois et c‘est pas peu dire que cette somptuosité, cette volupté à vivre dans le contentement de soi affère à mon être une religiosité, une incandescence peu comparable à toute lumière naturelle. Comment dire, d‘où vient ce halo ? Faut-il manger le néant pour que surgisse des ténèbres le feu. Mais alors le blanc vient du noir.

Et toi, tu es du genre comment ?

Nous sommes du genre humain.

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C’est quelqu’un du genre égoïste grave, genre moi-je, moi j’veux, et les autres je les emmerde. Genre « moi j’ai besoin de visibilité pour sortir ma grosse bagnole de ma maison moche, alors moi j’veux pas que les voisins se garent trop près de chez moi. » Et  ce soir, l’égoïste grave il est content car il a trois bites fraîches devant chez lui. Merci Mr le Maire.

Moi, je suis du genre généreuse et gentille (sauf dans mes crises « langue de vipère » !). Je m’arrête pour laisser passer les piétons, je me gare pas sur les bateaux pour pas gêner, je respecte les priorités. Mais aujourd’hui l’égoïste grave m’a bien éner-vée, j’ai failli m’empapaouter sur une de ses bites (la droite) et j’ai la désagréable impression que sur le coup, il a gagné. Faut que je reste zen, il va réussir à me rendre méchante et égoïste. Ignorons les cons et les égoïstes. Faut de tout pour faire un mode, et nous sommes du genre humain.

 """

C’est quelqu’un du genre qui ne sait pas quoi dire aux gens qu’il ne connaît pas. Et comme il ne sait pas quoi leur dire, il les évite et à force d’éviter tous les gens qu’il ne connaît pas, il se retrouve de plus en plus seul car les seuls qu’il connaît le trouvent de plus en plus ennuyeux.

 Moi, je suis du genre à engager la conversation avec le premier venu même si visiblement celui-ci préfèrerait passer son chemin et m’ignorer. Alors je me retrouve souvent à parler tout seul car la plupart des gens n’aime pas qu’on leur adresse la parole si on ne les connaît pas.

 Finalement on peut être du genre qui parle pas ou du genre qui parle trop, qu’importe…

 Nous sommes du genre humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"""

 

 

 

C’est quelqu’un du genre assez raide. Coincé. S’est fixé des règles auxquelles il ne déroge jamais. Monsieur je sais tout. Bien comme il faut. Propre sur lui. Droit dans ses bottes. Une tête bien rangée. Une vie d’équerre. Rien ne dépasse. Rien ne déborde. Il a la colère froide. Comme les pieds quand il met pas ses chaussettes en fil d’écosse. Comme lorsqu’il est sorti de sa Scénic que je venais d’emboutir.

 Moi, je suis du genre exubérante. Bordélique, éparpillée. Un tantinet nerveuse aussi, à re-muer tout le temps le genou gauche quand je suis assise trop longtemps. A faire dix projets à la fois et à n’en tenir -difficilement et sous la contrainte- qu’un ou deux. A zapper d’une idée à l’autre. A vouloir vivre plusieurs vies en une. A rêver d’ailleurs, à passionner le quotidien, à chanter dans ma panda vert pomme des imprécations pour que le soleil chauffe plus fort. A penser qu’il faut que j’accélère car le feu vient de passer au vert. Je suis du genre à emboutir une Scénic. Juste pour voir la tête du conducteur. Parce que nous sommes du genre humain.

 """

C’est quelqu’un du genre qui fait style, t’as vu, mais pas quelqu’un m’as-tu vu, non plus, non quelqu’un qui en a vu des vertes et des pas mûres, qu’en a connu des grands, des bien bâtis, des gentils, des hauts des bas et qu’a jamais baissé les bras pour autant, quelqu’un de fier mais pas gras, un quelqu’un de bien tu vois et moi, je suis du genre à bien aimer les quelqu’uns qui font style, t’as vu, les quelqu’uns de bien, les quelqu’uns qui disent bonjour au balayeur le matin, les quelqu’uns qu’ont le sourire sain pas forcément le cœur sur la main non, mais les quelqu’uns qui font pas chier leurs voisins avec leurs bites fraîches, les quelqu’uns qui me donnent envie de dire que nous sommes du genre humain.

  """

 

 

 

 

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Publié dans évènements spéciaux

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