Berceuse à Prélotte, 18/06/2007

Publié le par sac aux images




































Berceuse à Prélotte

 

Dors ma Prélotte

Et que ton esprit flotte

Dors ma Véronique

Que le fuseau te pique

Et que ton prince charmant

Te rejoigne dans tes rêves

Et que tout en dormant

Tu atteignes la grève

Des pays des souhaits

Des landes de l’Amour

Et que dure toujours

Cette paix retrouvée

Que le jour ne saurait chasser

Ce soir nous veillons sur ton sommeil

Toi au pays des merveilles

Toi au pays des fées.

 

Lettre à Prélotte

 

   Ma chère Prélotte,

Quand tu liras cette lettre, je ne serai plus.

Je ne serai plus qu’un vague souvenir de l’espace temps pérémé.

Car je n’existe ce soir qu’une seule fois.

Et déjà je vois l’ombre de ce que j’étais à la seconde précédente filer sur le papier au rythme de cette écriture hagarde, qui, sans but précis déroule le filet d’encre noire qui glisse.

Et pourtant je t’écris à toi, là, maintenant, sans savoir quoi te dire, à part que je ne sais toujours pas pourquoi tu t’appelles Prélotte.

 

PS : J’espère que tu ne liras pas ça au petit-déjeuner (hi hi hi)

 

Chère Prélotte,

 

Alors que nous sommes tous réunis en cette douce soirée de Juin autour de cette table épistolaire, notre collectif se sent esseulé. Une écrivante nous manque – ou bien serait-ce une muse – et notre atelier s’en trouve dépeuplé. Au point qu’il lui faille le recours d’un politicard en disgrâce, et de 3 personnages dessinés pour combler ce manque. Pourtant, rien n’y fait. Nos stylos s’assèchent, même les beaux Pilot de Suzy. La tisane de Luc n’a pas le même goût et les moustiques ne dérangent même plus Agathe de leur vibrionnants piqués. Seraient-ils venus te rejoindre dans ta couche que tu nous a préférée ? Quoi qu’il en soit, Isabelle nous joue, de son stylo frappé en rythme sur son verre, une samba éphémère pour que tu occupes notre silence distrait. En bonne travailleuse qui se lève tôt, tu as dû te coucher avant le soleil. Sois sans crainte, la prochaine fois on écrira avec toi !

 

 

 

 

 

 

Lettre à Prélotte

 

Ma’âme Prélotte,

 

As-tu déjà défait tes couettes pour te coucher ?

Il parait que sous la couette pour rêver

Il vaut mieux les cheveux détachés.

Tu vas sans doute écrire toute la nuit

Transmission de pensée oblige !

Quel personnage auras-tu imaginé faire parler ?

Le Capitaine Haddock ou Brice Hortefeux ?

Nul ne le saura jamais, c’est mieux.

Tes rêves t’entraîneront peut-être à chanter plutôt,

Tu auras donc une répet d’avance, d’alto,

Ça m’arrange, je te suivrai à la prochaine.

Allez Ma’âme Prélotte, bonne nuit ma cocotte et à mercredi à velotte.

 

 

Lettre à Prélotte

 

En buvant notre tisane hebdomadaire à l’atelier d’écriture, nous t’avions octroyé un temps illimité d’écriture. Illimité dans la mesure de nos stylos, c'est-à-dire sept, dix minutes de réflexion conjonctive uniquement dirigée vers toi la Prélotte. Dix minutes par six (nous étions six ce soir-là), cela fait quand même une heure entière de temps de cerveau humain disponible orienté vers ta pensée, alors même que toi, tu tentes de t’évader de toi-même dans tes rêves de sommeil profond qui régénèrerait tes machines. Heureusement que ce temps s’est fixé dans l’écrit devenant par là même déplaçable, car sinon, comment aurions-nous pu te rattraper toi qui courait dans tes rêves en chemise de nuit légère à la rencontre d’un autre temps dans la soie de l’en-soi.

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Publié dans évènements spéciaux

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