Si... (Atelier pizza-écriture du 30 juin 2008, Buc)

Publié le par sac aux images

Atelier pizza-écriture du 30 juin 2008, Buc.

 

Si jamais tu veux partir pour le tour du monde, n’oublie pas que jamais tu ne sauras l’envoûtement que tu aurais ressenti en me caressant, des kyrielles de mini-décharges de plaisir auraient parcouru la surface de ta peau veloutée. Réfléchis bien, partir ou plaisir, c’est toi qui choisit.

 

Si la crevette avait été propre, l’odeur dans la pièce aurait été plus agréable. On aurait pu prendre notre temps pour nous détendre.  Mais sans ce soutènement, rien à faire ! je n’y met pas le nez.

 

Si c’était pas si compliqué, ce serait drôlement mieux. Facile, simple, comme dans du beurre. Osez simplement le rose, vous dis-je. J’suis une orchidée sauvage, vous dis-je, et rien que pour vous j’ose, mais le film n’est pas d’Ozon ! Non, non !

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, combien de kilomètres j’aurais pu faire en roller ? le tour du monde peut-être ? n’empêche que ça m’aurait tué de ne pas passer par chez toi et d’admirer cette turquoise que t’a offerte Roger.

 

 

Si jamais tu veux tu pourrais devenir quelqu’un d’autre. Je pourrais te caresser comme je ne l’ai jamais fait jusqu’à présent. Des kyrielles d’émotions sous mes doigts, des tas de voyelles à chuinter.

 

Si la crevette avait été propre, elle n’aurait plus d’odeur. Et puet-être plus de saveur non plus. prendre un petit bain moussant avec de l’Obao se disait-elle, voilà qui m’aurait remis sur les rails. Même la « senesefe » n’a pas pareil soutènement, non d’un petit bonhomme de suif !

 

Si c’était pas si compliqué, je lui aurais bien dit ce que je j’en pensais. Il faut oser parfois mais alors, qu’est-ce qu’il en dira, comment qu’il prendra la chose… c’est pas tout rose… les orchidées, il y en a des blanches.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, j’aurais pas la colonne en compote, comme maintenant je suis en déconfiture, je vais le tuer, ce sera une véritable opération turquoise.

 

 

Si jamais tu veux, c’est p’têt possible, enfin faut voir pour commencer, faut caresser, enfin… c’est vrai quoi et on peut en finir avec une kyrielle de fantasmes que je pense tu aurais appréciés.

 

Si la crevette avait été propre, la colonie n’aurait pas été intoxiquée ; pour cela, j’aurais pris

Les mesures adéquates (sheila) et le soutènement n’aurait pas vacillé.

 

Si c’était pas si compliqué, j’aurais tout de suite compris et j’aurais osé, j’oserais bien plus souvent. Je me lancerais, confiante et rassurée par la simplicité qui rend aisée toute démarche un peu risquée. J’aurais planté l’orchidée.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, tu n’aurais pas le carré des lombes en compote, tu n’aurais pas eu envie de tuer le prof d’aviron à la Flotille. Cette eau turquoise l’aurait englouti, enfin c’est ce que je me serais dit mais, vertèbres feuilletées, bateau foutu, prof au milieu, vague turquoise.

 

 

Si jamais tu veux, on enchaîne et on plie, alors tu veux ? il faut déplier pour mieux caresser ! non ? déplier pour découvrir des kyrielles de sensations, hein ?

 

Si la crevette avait été propre et le bigorneau moins salace, la mer n’en serait pas moins propre et j’aurais pris mon épuisette pour venir vous chercher, j’aurais suivi le soutènement de la digue nord, et vous aurais rejointe sur votre île polaire, mon aimée.

 

Si c’était pas si compliqué, je prendrais le bateau et ferais le tour du monde en te laissant là. Mais j’oserais jamais te faire ça !! oh, mon orchidée sauvage !

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, j’aurais été une femme au port altier, avançant dans la vie. Tuer ainsi à la base des os toute articulation, que dis-je ?

Le chirurgien avait l’œil turquoise quand il t’a chatouillé tes dites « vertèbres à feuilleter » et tu les as eu brisées menues…

 

 

Si jamais tu veux aller au cirque avec moi, je veux bien rentrer dans la cage aux lions, leur caresser la crinière et plus si affinité. Et alors là, une kyrielle de souvenirs te reviendront à l’esprit. Te souviens-tu ? crinière… hier… erre…

 

Si la crevette avait été propre, l’aurais-tu mangé ? tu n’aurais pas pris le risque, apparemment, quoique… les minuscules bactéries, on ne les voit pas à l’œil nu… c’est le soutènement de l’hygiène.

 

Si c’était pas si compliqué, j’aurais pu l’arracher à la base, la tordre, la mélanger. C’est peut-être moins les complications que l’inaptitude à oser : j’ai pas pu. L’orchidée est une fleur un peu trop sophistiquée à mon goût pour que la cueillir me soit facile.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres avec son jet hydroplus, je ne serais pas en chaise roulante. Et moi, je n’aurais pas qu’une seule envie : l’envie de tuer, la, la, la, la et non plus de te tirer (sur ta chaise, nase !), je rêverais doucement  au turquoise du petit pull que tu portais cet été là et qui me donnait envie d’y plonger.

 

 

Si jamais tu veux me rencontrer, il faudra me le dire, sache que ce que je préfère, c’est être caressée. Je sais, mais je n’ai pas une kyrielle de mains, vu ta soif de caresses.

 

Si la crevette avait été propre, j’aurais pu sortir mon homard. J’aurais pris des drôles de pincettes et j’aurais fait gicler le citron. Ça m’aurait été d’un soutien certain. Un étai de maintien. Le soutènement qui me manquait.

 

Si c’était pas si compliqué, j’aurais pas pris le temps de relire. J’aurais pas osé utiliser le conditionnel et nous serions peut-être tous les deux à Bornéo ! u Bilbao ? avec Rocky Balboa ? Allez, trop compliqué ! Tu pourrais t’occuper de mes orchidées pendant l’été ?

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, j’aurais pu la trouver ta ringarde de sœur et je l’aurais sûrement tuée afin de prendre une douche, bien cachée derrière mon rideau de douche turquoise, acheté en solde chez Ikéa.

 

 

Si jamais tu veux, tu peux. C’est ce qu’on m’avait fait croire. Mais ça se passe pas comme ça dans la vraie vie. Dans la vie, la vraie, tu peux toujours caresser dans le sens du poil, tu veux, tu veux, tu caresse et pis… Tu prends une kyrielle d’amants et tu t’éclates tant et tant que tu chantes la walkyrie à tue-tête !

 

Si la crevette avait été propre, ce matin à l’Espadon bleu, j’en aurais pris 500g. direct en intraveineuse. Tout est bon à prendre, m’a-t-on dit, alors, tant qu’à faire, autant que ça agisse direct ! Et  soutènement, je les ai bouffées.

 

Si c’était pas si compliqué, ça pourrait être plus simple… On se prendrait moins le chou, je laisserai tout là et j’oserais partir sur la mer et tous les ans à ta date anniversaire, je te ferai envoyer une belle orchidée blanche avec un mot d’amour.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, j’aurais fait le tour du monde en courant au lieu de me tuer au travail, bêtement, comme la bête de somme au regard turquoise.

 

 

Si jamais tu veux raconter ton histoire, n’oublie pas de caresser les mots dans le sens du poil et les mots te racontent l’histoire, sans s’emballer, tranquillement. Un wagon d’émotions, une kyrielle de sensations monta comme un remugle de mon cerveau.

 

Si la crevette avait été propre, personne n’aurait pensé la torcher, on l’aurait prise comme ça, au saut du lit de glace, sans manière. Il faut oser, sans ceinture ni bretelle, sans soutènement et c’est ce qu’elle aime la crevette !

 

Si c’était pas si compliqué mon bon Bruno, t’aurais osé l’aborder la belle brune à la terrasse du café et tu lui aurais offert un bouquet d’orchidées.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres j’aurais éprouvé toute une kyrielle de sensations nouvelles dans l’épine dorsale. Cette maladie a tué mes appétences sportives, a voilé mon regard turquoise qui ne fait plus frémir aucune épine dorsale, même celles qui me plaisent.

 

 

Si jamais tu veux sauter par la fenêtre, je te retiendrai pour te caresser comme tu le désires, une kyrielle de baisers sur ton corps enflammé !

 

Si la crevette avait été propre, le bulot se la serait bien croquée. Le bulot n’aime prendre que les crevettes nickel chrome. Bien nettes. Qu’il aille faire le soutènement le dimanche, passe, mais que la crevette reluque.

 

Si c’était pas si compliqué, y’a longtemps qu’on se serait quitté et peut-être regretté ! maisz c’et comme tout, il faut pouvoir oser, faire le premier pas, risquer la perte et avancer vers l’inconnu. Comment te reconnaître après toutes ces années ? N’oublie pas l’orchidée. Un seul indice et on se reconnaîtra. Ne pars pas.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, la pâte brisée serait restée dans le frigo. On aurait tué le cochon en décembre comme chaque année. Rosée la viande les autres années, elle fut turquoise celle-ci ; qu’avait-il mangé ?

 

 

Si jamais tu veux moi je voudrais vraiment caresser ton oreille… alors ?... alors des kyrielles de sensations surgiront, vibrantes comme des émotions érectiles.

 

Si la crevette avait été propre, bien peignée, les poils lustrés, ça ne se serait pas passé comme ça, j’te le dis tout de go ! J’aurais pris la machette de Luc et tu lui aurais fait la raie au milieu ! Tu lui aurais redressé le soutènement.

 

Si c’était pas si compliqué, j’en écrirais des lignes et des lignes. Mais voilà, c’est compliqué un mot par ci, une idée par là et alors qu’est-ce que tu dis ? Ben… voilà. Mais j’ose te demander d’écrire, et d’écrire… Ecrire, encore, ça va, mais caser l’orchidée dans l’histoire, ça devient compliqué.

 

Si Showerman ne m’avait pas feuilleté les vertèbres, mes lombaires seraient en meilleur état et ça me tuerait pas comme ça de faire l’amour avec toi. mais tes yeux sont turquoise, alors je vois bien que tu n’y tiens pas non plus.

 

 

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Publié dans ecrirensemble

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