cadavres exquis (06/04, janvier et octobre 2005 et 2006)

Publié le par sac aux images

Juin 2004

Les vacances

C’est celui qui veille toute la nuit.

 

Le crissement du cannage de la chaise en paille

C’est une fleur des lointaines contrées végétales.

Le parfum entêtant des tilleuls

C’est comme tomber en panne dans le desert.

 

 L’immense étendue glaciaire
    C’est celui qui le dit qui l’est

 Le péage de l’autoroute

 

 

 

 

 C’est le blocus
Un ornythoryinx
    C’est
faire la grasse matinée.
La soupe aux choux

 

 

C’est comme jouer aux dés un soir d’été.

Une carte

C’est une explosion de joie.

Un parapluie

C’est comme une cédille sur une cerise.

Le matin

C’est le début du milieu.

Les petits pains au chocolat

C’est comme le petit bruit métallique de la boîte qu’on n’arrive pas à ouvrir.


La littérature  

C’est roboratif et naturel.

Un mot

C’est pour siffler une musique entraînante.

La soupe de potiron 

 

 

 

C’est un tour de bottes de caoutchouc en octobre.

Et finir

C’est la mer en furie.

Le garde-barrière

C’est marcher lentement en fermant les yeux.

Un rêverigérateur

C’est de la pure calligraphie.

Les haïkus de Chanchan 

 

C’est comme d’hab un pli à prendre.

Les terrasses de café

C’est une fine épée.

La cerise sur le gâteau

C’est un endroit où l’on met les frites au frais.

Ses joies et ses peines

C’est imaginer que tout ira mieux demain.

Le muesli

C’est difficile à dire.

D’Artagnan

C’est le bazar, c’est pas sait, c’est lomo, alors le mot.

Les pistaches de chez Top-Budget

C’est pour marcher le plus loin possible sans avoir les orteils en déconfiture.

Tempête

C’est un bon verre de cidre frais.

Un top-model

C’est comme une orange que l’on pèle le matin.

 

 

 

 

Le boulot

C’est un habitué des matins près de l’aube.

Une dent molle

C’est quand le mot sait.

Et la tringle à rideau

C’est  un clair de lune à Maubeuge.

Ecrire

C’est se la couler très douce.

Le petit bruit de la pluie

C’est du bonheur à la pelle.

Le pilier de bar

C’est quand on sait plus si c’et oui ou si c’est non.

Une trottinette

C’est un éclat de rire le soir au fond des bois.

La mode

C’est comme toujours ou pour le moins souvent, comme une chose à définir. Enfin si on a une idée…


Janvier 2005


Pourquoi
ma chanson est triste ?

Parce que quand le slam va, tout va.

 

 

 
Pourquoi
tu bois ?
Parce que ils te traiteront de dégonflé.

 
Pourquoi regardes-tu ta montre ?

Parce que je suis un homme, quoi de plus naturel en somme !!!

 
Pourquoi
lorsque tombe la pluie nous vient-elle d’en haut ?

Parce que l’hiver sera très froid !

 
Pourquoi tous les chemins mèneraient-ils tous à Rome ?

Parce que sinon ça sera trop tard.

 
Pourquoi
les roses ont des épines ?

Parce que c’est ça.

 
Pourquoi
s’en faire ?

Parce que les chaussures debout ça les rassure.

 
Pourquoi rentres-tu si tard ?

Parce qu’il faut se contenter de voir ce qu’il y a à voir et non pas tenter de comprendre ce qui ne se voit pas…

 
Pourquoi toi, pourquoi moi ?

Parce qu’il faut appeler un chat un chien.

 
Pourquoi
c’est plus facile d’écrire à plusieurs ?

Parce que la tempête se déchaîne.

 
Pourquoi 
je me tire sans un regret sans un soupir ?
Parce que sans vouloir te choquer, tu es folle.

 
Pourquoi me dis-tu ça ?!!!


Pourquoi les schtroumps sont-ils toujours bleus ?

Parce qu’on ne peut vraiment pas faire autrement.

 
Pourquoi
le temps va si vite en bonne compagnie ?

Parce que les bleus, c’est pour la fin.

 
Pourquoi tu l’aimes ?

Parce que fumer tue.

 
Pourquoi dans le lit y z’ont la nostalgie ?

Parce que si tu y regardes de plus près : 1 X 1 = O

 
Pourquoi
regarder les passants ?
Parseke samedi arrive toujours avant dimanche.

 
Pourquoi les gens sont agressifs ?

Parce que la lune est rousse.

 
Pourquoi
à la buvette les chates sont gaites ?

Parce que tu es toujours à entrelarder mes phrases de pourquoi.

 
Pourquoi penser qu’être plus beau plus riche plus intelligent facilite la vie ?

Parce que tes joues sont toujours plus roses au printemps.

 
Pourquoi
je ne jongle qu’avec 2 balles ?

Parce que si c’était autrement on se demanderait …pourquoi !

 
Pourquoi les hommes aiment les grosses bagnoles ?

Parce qu’elle l’aime sans espoir.

 
Pourquoi z’ont mis le voile aux chates et le tablier à mémère ?

Parce que c’est comme ça.

 
Pourquoi la chemise d’Isabelle est-elle si rouge ?

Parce que ça me fait trop peur.

 
Pourquoi ils se racontent leur nostalgie à la paupière ?

Parce que à chaque fois tu sors ton fusil.

 
Pourquoi la chanson dit : « Si j’avais un marteau ».

Parce qu’il n’y a plus d’après.

 
Pourquoi
ci, pourquoi ça ?

Parce que l’homme a toujours besoin d’explications.

 

Pourquoi t’as mis ton pull à l’envers ?

Parce que à chacun sa révolution.

 
Pourquoi affirmer que le chien est plus gentil que le chat ?

Parce que.

 
Pourquoi n’es-tu pas d’accord avec moi ?

Parce que je crois que le vert permet d’être (ou du moins de sentir l’ambiance du lieu).

 
Pourquoi les yeux vont-ils par deux ?

Parce que je suis fatiguée.

 
Pourquoi
le blanc c’est pour de faux ?

Parce que la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.

 
Pourquoi elle me gratte dans la région ?

Parce qu’il faut bien commencer par un bout.

 
Pourquoi veux-tu chanter la karioka sur un tabouret au beau milieu de la cuisine ?

Parce que tout ce qui est à toi est à moi.


Pourquoi les chiens ont-ils des puces ?

Because of you.

 
Pourquoi le pommard me fait tourner la tête ?

Parce qu’il faut tout oublier.

 
Pourquoi ils les aiment passives, muettes et jolies ?

Parce que je pense que trop de lumière nuit.

 
Pourquoi
pas ?

Parce que je ne veux pas, que tu t’en ailles.

 
Pourquoi je ne vole pas ?

Parce que sinon, ça ne marcherait pas.

 
Pourquoi es-tu venu ce soir ?

Parce que les arbres ont besoin d’eau.


Octobre 2005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N° 1
On a connu des jours meilleurs quand les matins chantaient sur la musique des promesses politiques.

Mais

Adam a croqué la pomme.

Alors

Que reste-t-il de ces beaux jours. Une illusion, ou plutôt un souvenir, mais quel souvenir.

Et demain,

Demain, demain sera toujours demain , l’inconnu, la surprise, l’imprévu, l’espoir, le pire ou le meilleur,

Qui sait

Oui, qui sait si celui qui sait, sait vraiment ? Sait-il que lui

Seul sait

Celui qui a tout oublié : nous ne sommes pas des bases

De données

Inexplorées ! L’ordinateur explosa dans un fracas épouvantable entraînant tous les ordinateurs de la planète dans un chaos étonnant où les hommes apprirent de nouveau à rêver.

Et pourquoi pas ?


N° 2

On a connu des jours meilleurs quand la terre était l’Eden

Mais

Tout cela n’a plus d’importance. Aujourd’hui plus rien, plus de feu, plus de lumière…

Alors

Ils se marieront et auront beaucoup d’enfants qui ne connaitront pas la télé.

Et demain

S’ra un aut’jour me dis-je. Vas-y roule la viande dans l’torchon recouv le feu de cend’ et va pisser dans l’bocal du poisson qui tourne, dans mon bocal où tournent mes pensées, s’évaporent et pleurent dans la mer, juste de l’autre côté de l’horizon, oùelles y nagent en liberté.

Dans l’océan des mots. Ainsi le monde tournerait comme une toupie sur son axe et permettrait aux hommes de changer de continent par petits bonds.

Et pourquoi pas ?

N° 3

On a connu des jours meilleurs quand le soleil avait encore rendez-vous avec la lune

Mais

C’est pas compliqué, y’a qu’à jeter toutes les télécommandes à la poubelle, et s’intéresser à la réalité sans télé

Alors

Que j’avais un double cafard qui me grignotait le ciboulot et me figeait le moelle épinière.

Et demain

Nous serons des surhommes

Ou

On rasera les murs avec des lames « gillette » ou « wilkinson »

Puis

Luc est arrivé, avec son couteau suisse, Suzanne et son chocolatn Prélotte et sa botte de radis, Marie et sa philharmonique d’Auber, Colombe et sa gentillesse incorruptible, Nathalie et sa reconversion télévisuelle.

Et pourquoi pas ?


N° 4

On a connu des jours meilleurs quand on chantait dans les rues

Mais

Lelay est arrivé, vendant nos cerveaux en tronche à coca

Alors

Si les poules avaient des dents, longues les dents,

Et demain

Demain à travers la brume, à travers le brouillard percera à nouveau un rayon. D’abord en hésitant, puis de plus en plus convaincu et tout s’illuminera.

Et la liaison se fera naturellement entre tous ces éléments atomisés,

Car

Quoi, rien d’assuré, point de franche lippée, tout à la pointe de l’épée

Car quoi

Après tout de guerre lasse, les imbéciles se tairont, et parleront alors les poissons qui seuls savent. Et pourquoi pas ?


N° 5

On a connu des jours meilleurs quand la télé n’était pas réalité mais noir et blanc

Mais

Oui je me souviens de ce dîner aux chandelles

Alors

Mûrissons nos joies

Et demain

On trouvera des cailloux dans les chaussures … petits graviers gênants qui nous font boîter

Vive

Les lendemains qui chantent, les matins dont les soirs tiennent leurs promesses,

Toujours des promesses, encore des promesses, et les paroles alors ! Paroles et Paroles et Paroles.

Paroles et images, mots et senteurs, musique et poèmes, rêves et imagination…

Tout cela pour un petit soleil qui a rendez-vous avec la lune.

Et pourquoi pas ?


N° 6

On a connu des jours meilleurs quand on mastiquait le blé vert pour s’en faire des chewing-gum

Mais

Les poules se sont mis à avoir des dents

Alors

Le vent a balayé tes cheveux et j’ai vu que tu ne regardais que moi. Tendrement. Amoureusement.

Et demain

Sera un autre jour –meilleur sans doute – Plus qu’hier moins que demain

Peut-être

Il suffit d’y croire et d’y croire encore, Mais cela n’est rien

Car

Il faut toujours croire au miracle, moi j’y crois

Car l’humain disponible n’est-il qu’un cerveau ? Et pourquoi pas ?



N° 7

On a connu des jours meilleurs quand ? me demandé-je in petto, oui, quand ? ah,

Mais

On en connaitra d’autres

Alors

Les sorciers ont transformé les princes en crapeaux

Et demain

Est un autre jour. Tout reste à inventer. En aurons-nous la force, l’envie, l’énergie ?

Tu crois que l’amour rime avec toujours ? Alors là tu te gourres !

Et chaque jour

Ce petit rayon deviendra grand. Et bientôt tout baignera dans la lumière, dans cette nouvelle lumière reconstituée.

Donc

On suivrait gentiment son petit bonhomme de chemin, tout irait bien dans le meilleur des mondes des rêves.

Et pourquoi pas ?

 

 

 

cadavres exquis

millésime 2006

Quand tu souris avec les dents,

Y’a plus qu’à recoller les morceaux.

 

 

 

Quand on perd le contact avec la réalité,

Y’a plus qu’à se brancher sur la musique et danser.

 

 

 

Quand t’as mal aux dents,

Y’a plus qu’à tourner la page.

 

 

 

Quand camembert rime avec Bebert,

Y’a plus qu’à s’allonger et rêver.

 

 

 

Quand est-ce que tu me pass’ras la bague au doigt,

Y’a plus qu’à rester planté là, droit dans ses bottes.

 

 

 

Quand les limites des bornes des frontières sont atteintes,

Y’a plus qu’à lire entre les lignes.

 

 

 

Quand t’as mangé de l’ail au dîner,

Y’a plus qu’à mouler l’café.

 

 

 

Quand la ville bat son plein,

Y’a plus qu’à prendre ses jambes à son cou.

 

 

 

Quand la mer monte,

Y’a plus qu’à souffler dessus.

 

 

 

Quand les cons voleront,

Y’aura plus qu’à ratisser large.

 

 

 

Quand le rêve prend le pas sur la réalité,

Y’a plus qu’à être heureux.

 

 

 

Quand le bouchon est collé au fond du couvercle,

Y’a plus qu’à ouvrir la fenêtre et laisser entrer le soleil…

 

 

 

Quand on est chef de service pédagogique,

Y’a plus qu’à lever les bras et sourire.

 

 

 

Quand l’appétit va,

Y’a plus qu’à fermer les volets.

 

 

 

Quand l’appétit va, tout va.

Y’a plus qu’à faire tourner le pétard.

 

 

 

Quand le vin est tiré,

Y’a plus qu’à se passer un peu de gomina.

 

 

 

 

 

 

Quand Isabelle se met a réfléchir,

Y’a plus qu’à regarder les ride rider.

 

 

 

Quand la neige tombe à gros flocons,

Y’a plus qu’à manger du pâté Enaf…

Quand le bateau prend l’eau,

Y’a plus qu’à attendre ton rire.

 

 

 

Quand la courbe de tes yeux fera le tour de mon cœur,

Y’aura plus qu’à teindre les moutons en vert.

 

 

 

Quand la pluie tombe, l’orage gronde,

Y’a plus qu’à se rouler dans les champs.

 

 

 

Quand t’as poussé le bouchon un peu loin,

Y’a plus qu’à lui casser les 2 pattes arrière.

 

 

 

Quand t’as le moral dans les chaussettes,

Y’a plus qu’à les manger par les 2 bouts.

 

 

 

Quand il ne reste plus que 5 minutes,

Y’a plus qu’à taper, copier, coller, corriger, mettre en ligne.

 

 

 

Quand les poules auront des dents,

Y’aura plus qu’à faire la foire à l’atelier d’écriture.

 

 

 

Quand la pluie tombe a grosses gou

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Publié dans cadavre exquis

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