en 2007...

Publié le par sac aux images

consigne : le premier écrivant écrit une phrase commençant par "en 2007....", plie la feuille pour cacher sa phrase et la transmet au second qui écrit une phrase à la suite, passe au 3ème et  ainsi de suite.

en 2007, il y a pas grand chose
encore le sang chaud
des toros velidos
correon dientro de la calle
de mi coracon
je te donne le meilleur
pour enfin retrouver
l'espoir d'un monde nouveau, vraiment nouveau,
où les gens se rencontrerons et chanterons et danserons
et danserons encore et encore
jusqu'à l'orée du jour
de l'amour sourd
pour madame Pompadour.
Elle me prenait pour un ours,
pour la rime probablement
et moi je restais gourd,
en cette aube pleine de ressources épistolaires.
Je pris ma plume, et composais une missive
sur une peau de mouton que m'avais offert
un équarisseur au pays de Cau.

en 2007, il y a des chances -j'espère !- que je tombe amoureuse
toujours et encore des histoires d'amour
sous l'abat jour lentement
rassemblé par une pente gracieuse
qui jouait admirablement
avec cette exquise apesanteur intellectuelle
qui nous amène souvent à évoquer des sujets frivoles
inabordables en bonne société, mais c'est tellement plus drôle
et en plus très joli
comme un coeur, un coeur qui bat fort,
stop !

en 2007 il y a le combat Ségolène/Nicolas
et  Ségolène, le couple de l'année
dernière, balayé par la nouvelle
sensation, nouveau départ, encore et nouvelles rencontres
inopinées comme un suchai mouillé
au lait froid et que j'avalais avec candeur,
associant ce goût insipide au sommet
de son art, il avait gravi les échelons un à un,
avec persévérance et c'était aujourd'hui la consécration, le triomphe
de l'amour éclatera enfin et nous
irons par les rues, des étoiles plein les yeux
dans la tombe de Caen. Retour au déluge originel
et fantasmagorique qui me poursuit et me devance
impertubablement, mettant à mal tous mes projets de la surprendre.


en 2007, il y a des dandidats qui
germeront dans mon esprit fécond comme autant de papillons,
l'éphémère par excellence alors plein de musique
en si bémol,
mobile, bileux, huileux, la liste est longue
comme un jour sans fin, une nuit sans matin, un hiver sans printemps,
été, automne, hiver, une année pour nous plaire
à tout le monde. Et pourquoi pas ?
Moi j'ai peur des grands voyages en fait c'est l'avion
qui attérit qui porte les containers
jusque dans les ports lointains de l'extrême orient.

en 2007, il y a du temps qui coule comme l'eau, les rivières. Et où va le le temps ?
avec le temps va tout s'en va,
ne t'inquiètes pas, c'est la gauche qui va passer
l'arme à gauche -et pourquoi pas à droite,
mais forcément, ça a dévié alors à gauche toute !
Barre à gauche, babord à toute, dis-je toute
la journée. En revanche, nonobstant, cependant,
bégaya l'académicien, je me moi soi-
disant vérité, qui dérange monsieur tout le monde,
mais qui a le mérite de faire avancer le chmilblick
tient dans la main et un navigateur peut le faire  tenir debout,
droit dans ses bottes en gardant le cap
Sounion, ça m'a toujours fait rêver, alors en 2007, j'irai, c'est sûr.

en 2007, il y a des banderilles qui harcellent
de mille feux les gentes espagnolisantes du regard busqué de leur nez scintillant
par excés de sébum adolescent
à vie, c'est peut-être séduisant mais
où est donc Ornicar ?
Quid et caetera. Veni Vidi vici mon petit Jules
a les épaules larges alors le soir
du jour où je suis née. En revanche et par conséquent, les petits enfants
si charmants ne deviendraient jamais grands
et petits je les aime tous
ensemble, heureux, puisant dans l'altérité une grande félicité.
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Publié dans cadavre exquis

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