scriptoclip (juin et déc. 04, oct.05, fév 07)

Publié le par sac aux images

En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wales vit une femme faire une chute dans la neige. Ses raquettes ne fonctionnaient plus, foutues, elles les avaient achetées quelques jours plus tôt dans une brocante spéciale montagnarde à Portobello Road. Alors vous voyez ! Ca ne pouvait pas aller. La femme aurait du s’en douter que ça ne pouvait pas aller car à Londres point de montagne alors les raquettes ne pouvaient lui permettre un bon rétablissement si elle se mettait à glisser. Et c’est ce qui arriva ! La chaussée ressemblait à un chemin mal recouvert ; les mômes y avaient accumulé toutes sortes de bonhommes de neige et autres igloos fabriqués avec une neige pas fraîche. Comme elle était accoutrée elle ne pouvait pas s’en sortir. C’est bien fait, fallait pas les acheter ces raquettes.

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit une femme faire une chute dans la neige. En preux chevalier il chaussa ses raquettes de neige et progressa vers elle à travers les 2m50 de neige qui avaient chu la veille, elle était fluide et poudreuse comme sur les cimes montagnardes de son enfance. Escalader ces quelques mètres pour sauver la femme. Wells arriva essoufflé. En un rétablissement prompt et sportif qui n’aurait pas fait rougir un athlète elle se remit sur son chemin, ignorant alors Wells qui se sentit comme un môme perdu dans la neige, ses grandes raquettes aux pieds. Toute honte bue, il rentra accoutré comme il était au pub de la rue voisine s’en jeter un avant de reprendre la queue au feu.

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit une femme faire une chute dans la neige. Un fiacre la frôla et les chevaux piaffèrent d’énervement, le cocher raccrocha ses raquettes et renonça à descendre de la voiture. Il serra les rênes et héla ses bêtes, L’une d’elles, brune montagnarde huma, par ses larges naseaux, l’odeur de peur que dégageait la femme à terre, immobile. Une décision devait être prise, rouler, s’arrêter. Le rétablissement du traffic dans Sheridan Road risquait de prendre des heures, la reine d’Angleterre venait y acheter ses chapeaux, toujours le même chemin qu’elle adorait depuis toute môme ! Comment songer à la décevoir ? Le cocher se décida, le chapeau alourdi de neige et la cervelle gelée et accoutré comme la reine d’Angleterre. Il irait son chemin, que le meilleur gagne !

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit un femme faire une chute dans la neige. Une femme jeune portant un chapeau à voilette, des talons hauts, peu appropriés à ce temps hivernal, elle aurait été mieux en raquettes mais qu’importe, il avait envie de la secourir, de la tirer du froid ; Ce n’était pas une montagnarde à l’évidence, elle devait souffrir des morsures de la neige sur ses jambes nues. La femme se redressa péniblement, Wells avait du mal à la rejoindre pour l’aider, une femme en voilette et jambes nues, il lui souhaitait un rétablissement rapide en position verticale mais lui-même était peu assuré sur ses jambes, le chemin qu’il emprunta pour la rejoindre était encombré de mômes jouant aux boules de neige, criant, trop heureux de cette journée exceptionnelle, tous accoutrés de bonnets, anoraks et moules, Enfin il la rejoignit mais la femme détourna la tête et fila peu assurée sur le trottoir verglacé.

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit une femme faire une chute dans la neige. Il hésita, aller à son secours ou passer son chemin. Il la regarda. La femme mollement aplatie sur le tapis blanc avait des raquettes aux pieds qu’elle agitait dans un mouvement gracieux de balancier. Le mouvement le faisait penser à la grosse horloge montagnarde qui trônait chez sa grand-mère, là-bas dans le pays du Nord. La femme le ramena tout près en poussant un léger gémissement. Et il se tourna vers elle. Elle tentait un maladroit rétablissement. Elle leva la tête et son regard se planta dans celui de l’homme. Il se vit alors au ralenti s’approcher doucement, le chemin qui les séparait se raccourcit et bientôt il fut auprès d’elle. Il se sentait comme un môme, intimidé devant elle. La neige s’était mise à tomber et une fine pellicule la recouvrait. Elle semblait bizarrement accoutrée dans ce manteau blanc. Il tendit la main… Elle la prit.

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit une femme faire une chute dans la neige. Cela faisait en effet huit jours que la neige tombait dru. Tout le monde glissait, à moins d’avoir des raquettes. Pas celles de tennis, ni celles qui enlèvent mais les vraies, les montagnardes. De celles que l’on recouvre de peaux de bêtes. Elle n’en avait pas, d’où la chute ; La femme se releva doucement, un peu ahurie, secoua la neige et repartit comme si rien n’était arrivé. Son rétablissement fut à peine remarqué, elle-même d’ailleurs ne le remarqua pas tant ses pensées l’entraînait loin de Londres. Elle se revit au bord de ce petit chemin. Ils s’étaient donnés rendez- vous. Hormis ce môme qui braillait tout y avait été idyllique. Rien à voir avec cette neige actuelle. Un ruisseau dévalait une légère pente. Elle n’était pas accoutrée comme aujourd’hui, juste une robe coquelicot. Elle continua sa route en chantonnant.

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En s’arrêtant au feu rouge dans les encombrements de Sheridan Road, Wells vit une femme faire une chute dans la neige. Obligé de s’arrêter, sinon accusé de non-assistance à personne en danger. Mais il était pressé. Que faire ? Ses raquettes étaient dans le coffre, ça lui prendrait pas longtemps. O K, on y va. Il affronte le blizzard, encapuchonné comme les montagnards de son enfance. Putain qu’est-ce qu’il fait froid, on se croirait au Canada. Il faut qu’il se dépêche, la femme est déjà recouverte d’une fine couche de neige. Elle va congeler, elle ne bouge plus. Et personne pour l’aider à faire le rétablissement, la remettre debout, quoi ! Qu’elle remarche, qu’elle suive son chemin et lui le sien, qu’il aille retrouver ses mômes, sa femme, comme prévu, quoi. Il aime pas l’imprévu, ça le dérange, tout est réglé, accoutré de rigueur. Pas drôle, quoi !

scriptoclip du 20 décembre 2004

Blanche était assise dans un fauteuil, un bonnet de laine douillet enfoncé sur la tête. Elle dégustait toute seule un apéritif et des cacahuètes. Une écharpe tricotée par Prélotte faisait 3 tours autour de son cou. Oui, c’était décidé, elle passerait Noël seule, mais personne ne l’empêcherait de déguster une bonne dinde fourrée, élevée en plein air qui disait qui disait qui avait couru dans les prés et même ri avec ses copines dindes. Blanche se les imaginait ces pauvres dindes égorgées, le sang rouge qui en coulait, mais elle n’aurait tout de même pas à se forcer pour la déguster. Et oui, elle avait enguirlandé toute la famille et elle se retrouvait seule ce soir mais elle avait décidé qu’elle n’aurait plus le cafard. D’ailleurs elle s’était fait plaisir en achetant des litchis, ses fruits préférés que toute la famille dévorait à tous les réveillons dans un affolement compulsif tant et si bien qu’il ne lui en restait même pas un. Et puis un chat dormait sur ses genoux et il la réchauffait : la mère Noël, c’est comme ça qu’elle avait appelé son chat, non pas d’après la saison à laquelle il était né, mais après un mauvais ???? qu’elle avait vu il y a 20 ans. Pour danser ? Elle mettrait un disque, enfin un truc qu’elle aime et ne serait pas obligée de danser avec l’oncle Marcel, le boucher, toujours bourré à force de picoler, déjà qu’il ne savait pas danser à l’origine, alors… Et puis pas de crise de foie avec les affreux chocolats de la cousine Lucette. Blanche regarda dehors, son jardin était enneigé, elle était vraiment détendue, et plus stressée comme les autres années de recevoir 35 personnes chez elle. Ses petits enfants ne vomiraient pas partout à cause de leur intoxication au chocolat. Elle avait fait un feu de cheminée qu’elle ne serait pas obligée d’éteindre à l’arrivée des chiards en bas âge. Bref, toute cette foule qu’elle n’avait pas envie de voir ne lui gâcherait pas la soirée avec leurs batailles de boules de neige dans le salon. Et pour les cadeaux ? Elle s’était pris ce qu’elle voulait et ce qu’elle aimait, pas tous ces trucs à gerber qui blindent les boutiques. Elle passerait donc un joyeux Noël rouge et blanc même si cette soit disant tradition a été lancée par Coca-Cola.




Par ce blanc matin de décembre, je me levais sans enthousiasme, gardant mon bonnet de nuit sur la tête jusqu’au moment de passer la porte d’entrée. Les poches remplies de cacahuètes, une longue et douce écharpe enroulée plusieurs fois autour de mon cou, je me dirigeais lentement vers le bistrot le plus proche au nom évocateur de « La dinde fourrée ». Je n’avais pas envie de courir, même à l’idée du café bien serré que j’allais prendre, sans rire, assise à la table la plus proche du radiateur rouge. Comme chaque matin, je poussais donc la porte sans me forcer et allait m’asseoir en soupirant, mais sans pour autant enguirlander ceux qui faisaient la tronche au comptoir et partageaient leur cafard, leur morosité en croquant des litchis. Aucun affolement parmi ces braves gens, les pieds bien plantés sur le carrelage, entrés se réchauffer un moment avant de commencer la journée de labeur. La patronne, la mère Noël, dansait parfois derrière le bar, pour arracher un sourire ou même un éclat de rire à ces têtes sinistres. Picoler, c’est tout ce qu’ils savaient faire. Après le petit noir, c’était le petit verre de calva, de vin rouge ou blanc. Lorsque les lettres commençaient à danser devant leurs yeux, lorsque leurs foies étaient bien engorgés, ils ressortaient dans la rue enneigée. Un regard sur la montre et, stressés à l’idée du retard qu’ils avaient pris, ils allongeaient le pas vers leurs bureaux. L’intoxication était encore loin. Mais ils pensaient au feu dans la cheminée plutôt qu’à ce bureau qu’ils étaient obligés de rejoindre. Foule de zombis, tous semblables les uns aux autres dans la neige de ce matin glacé, ils attendaient un cadeau du ciel, une grosse panne d’électricité, des rues impraticables ou être malade à en gerber pour ne plus avoir à rejoindre leurs collègues semblables à eux-mêmes. Rouges de froid, blancs de neige, ils poussèrent, les uns derrière les autres, la grosse porte à tambour.



Blanc, le manteau neigeux sur la ville endormie. Rouge, le nez du père Noël malgré son bonnet et son cache-nez.

Rondes comme des cacahuètes doivent être les burnes du père Noël par ce froid si sec (et peut-être salées). Il aurait pu se mettre l’écharpe autour de ses bijoux de famille mais il avait promis de faire une dinde fourrée à la mère Noël (enfin une dinde…, mauvaise langue va !...). On va courir, on va rire de ce spectacle haut en couleur, en odeur, en chaleur…

ROUGE, quoi, on ne voit que du rouge et du blanc pour se forcer à y croire encore… Se faire enguirlander au propre comme au figuré, ça vous fout un cafard pour ne voir que du noir, litchi, nuit de chine et affolement. De quoi réchauffer le petit cœur de la mère Noël qui aime tant danser sous la lune après avoir picolé et danser encore et encore et encore. De quoi vous faire un foie gras servi sur canapé enneigé avec un père Noël stressé de ne pouvoir satisfaire toute la population. De quoi avoir une intoxication à étouffer plus d’une cheminée encrassée et obliger toute la foule endiablée à manger de la neige pour se purifier et ainsi faire un cadeau en gerbant toutes ses tripes en plus du foie ; ce qui ferait, si on rajoute un peu de sang, UN NOËL EN ROUGE ET BLANC.




Ça y est le blanc hiver repointe son nez avec les fêtes qui vont bien. Comme d’habitude il va falloir mettre son bonnet, ses gants et autres… et se glisser dans une foule compacte pour aller dénicher la cacahuète du siècle qui plaira à Gaston ou alors l’écharpe pour Zinette, en fin bref le petit quelque chose, identique d’une année sur l’autre. Après la dinde fourrée, surprise ! Oh ! Une cacahuète, merci… Oh ! Une écharpe, tient elle est plus courte que l’année dernière ! « Tu peux courir l’année prochaine, rien de rien ! » soufflai-je dans un éclat de rire intérieur, cela va sans dire. Rouge de colère, elle se mit à gonfler, un vrai crapaud.

Les fêtes, quel plaisir, se forcer, des risettes, des sourires, des mercis… tout cela pour qui ? On se le demande bien. Enguirlandé, on va finir par l’être. Quelle idée, ça me fout le cafard. Et dire qu’on pourrait être au chaud, un bon CD, un ti’punch et quelques litchis. Tranquille au lieu de faire le zouave devant ces endimanchés. Partir ? L’affolement ! « Comment ? Tu n’y penses pas, on ne peut pas compter sur toi. Viens-y donc te réchauffer avec nous plutôt qu’à faire ton intéressante. » Et pourquoi pas attendre la mère Noël, tant qu’on y est ? Ils ne se rendent pas compte. Autant danser sur les tables, peut-être réagiraient-ils ? Ou peut-être pas. Et dire que je pourrai picoler mon ti’punch. Le temps passe, on pourrait danser encore si tout cela n’était pas aussi tristoun. Faut y croire, c’est une question de foi/foie surtout la picole, quoique la tête… brume… ou plutôt enneigée. C’est surtout le lendemain qui est douloureux, mais ça c’est une autre histoire moins stressée que celle-ci. Je reviens au sapin, intoxication de guirlandes, de nœuds-nœuds et de ti-z-anges. Et dire que tous les ans c’est la même cheminée, pour ne pas dire la même histoire. L’essentiel c’est d’y croire ou de faire semblant, on est bien obligé sinon… ça recommence. Même sur le papier c’est comme la foule du début, on s’y presse, on ne veut pas y aller mais la neige tombant, la musique jouant on se sent irrémédiablement attiré. Quels cadeaux cette année ? Une cacahuète ? Une écharpe ? Ça me donne envie de gerber, surtout l’avant-dernier soir. Comment terminer cette histoire autrement que par du rouge et blanc ? Noyeux Joël !!!!!!!!!




Qu’il est blanc celui-là, cette année, l’année dernière il était plus gris ce bonnet ; j’lai passé à l’eau de javel sans m’en rendre compte, c’est pas grave il vaut plus une cacahuète mais je l’aime bien et je veux le porter avec cette écharpe assortie. J’espère que la dinde sera fourrée cette année, car l’année dernière elle était un peu sèche. Il nous avait fallu courir au 8 à 8 pour chercher de la crème fraîche ? Qu’est-ce qu’on a pu rire dans cette boutique ! Le gars voulait fermer et nous on secouait la porte fermée, tout rouge d’avoir couru. On se forçait à être poli, Monsieur c’est pour la dinde, elle est sèche, laissez-nous entrer pour de la crème fraîche et lui qui nous enguirlandait :  un soir de Noël, laissez-moi rentrer chez moi ! Il est tard et pis en plus j’ai un cafard terrible, ma femme m’attend et elle voulait des litchis et j’ai tout vendu. Pas d’affolement, qu’on lui dit, nous, des litchis, on en a à la maison. Vous nous laissez entrer, on prend la crème fraîche et on court ensemble pour se réchauffer, on vous donne vos litchis, vous faites une bise à la mère Noël. Vous pourrez même la faire danser un peu si vous savez vous y prendre. Pour ce qui est de picoler c’est pas gagné, la mère Noël elle aime bien ça la picole, mais danser oui, ça peut se faire mais un cha-cha-cha, un truc rythmé, et pis le foie de la mère Noël il est fatigué. Comment ça la route elle est enneigée ? Pour des litchis qui rendraient Madame heureuse, vous ne devriez pas stresser, venez donc avec nous avec la crème fraîche. Attends je regarde la date de péremption, gare à l’intoxication un soir de Noël, au coin de la cheminée, obligé d’appeler SOS Médecins, un jour de fête, merci ! Allez quoi, y-a pas foule, laissez-nous entrer, on est sous la neige ; ma parole mais qu’est-ce qui fait ? C’est pas un cadeau ce mec ! Il me fait gerber. On lui demande pas grand-chose, un pot de crème fraîche pour la dinde sèche. Bon allez, on va rentrer pour notre soirée au coin du sapin, une dinde sèche peut-être, mais un décor de sapin en rouge et blanc.


 

les mots que Marie, Colombe, Nathalie, Christine, Suzanne, Luc et Prélotte emporteraient sur une île déserte sont utilisés pour un scriptoclip (octobre 2005)


1.

La philharmonique d’Aubervilliers S’installait bruyamment, sans qu’aucune rêverie ne vienne laisser respirer leur littérature musicale. Les gens toussaient, remuaient les pieds, reniflaient. Une odeur de clafoutis emplissait la salle de théâtre, où s’était tenu un spectacle de marionnettes. Le chef sortit sa baguette, comme un talisman, de sa sacoche prune. Et avec une douce inclinaison de la tête, indiqua de faire silence. Les amis de toujours étaient là, pour cette 1ère

La lumière venait de s’éteindre et déjà, on oubliait tout, jusqu’au couteau suisse multi-lames et son inutilité dans le moment intense de recueillement. D’une lucide caresse, les musiciens balayèrent la salle, avec la peur au ventre qui fait penser qu’on pourrait mettre une fausse note. Ils attaquèrent à l’unisson mais avec un son enveloppant, façon kaleidoscope leur cantate. Au 1er rang, une vieille dame pleurait.


2.

Le philharmonique a encore frappé. Hier dans mon quartier un par un… Mais trêve de rêverie je disais donc que, hier dans mon quartier….

Tout cela n’est que de la littérature et pas toujours de la bonne. Donc un par un hier… et clafouti de clafouti on ne va quand même pas en faire une salade. Un par un, marionnette, guillerette, guillaumette… Reprenons : hier, quartier,…on va finir par croire que ce mot est un talisman mais pourquoi pas ? Après tout une douce répétance ne nuit guère. Donc quartier, un par un, hier le philarmonique ami s’est réuni. La grande… là, tu sais celle qui est pas une lumière mais tellement sympa. Elle a décidé que l’utilité du couteau suisse multilame et ben, non ! Le quartier oui. Pour le reste faut voir… Restons lucides : Un philharmonic orchestra ne peut se concevoir sans une certaine caresse. De la douceur, rien que de la douceur… C’est quand même mieux que la peur au ventre qui fait penser. Mais avec tout cela on s’éloigne. L’orchestra est plutôt du genre kaleidoscope... à suivre…


3.

Nadine décide d’enlever sa chaussure devant le philharmonique de Berlin, quand soudain sa rêverie l’entraîne vers un espace temps inconnu où les chaussures volent. Comment créer un espace où la littérature exulte

Nadine rêve rêve encore quand un clafouti virevoltant se transforme en marionnette au grand bonheur de Nadine. Et si l’art culinaire devenait tel un talisman pour Nadine. Quelles douces nuits elle passerait avec ces amis dans cet univers fantastique. Chaussures et clafoutis vogueraient dans la lumière. Quand soudain tout s’arrête ! Un couteau arrive, menaçant. Nadine crie, mais quelle est l’utilité de ce couteau suisse multilame. Lucide tout de même Nadine ferme les yeux pour écarter cette pensée sauvage. Elle caresse du bout des doigts ses paupières en se disant : laissez-moi rêver ! Certes c’est la peur au ventre qui fait penser mais laissez nous laissez nous rêver au kaleidoscope de nos images étranges les yeux fermés qui nous entraînent vers l’immensité des rêves exaltés.


4.

« Philharmonique » que c’était le babillement d’Edgar dans sa rêverie, que dis-je, dans sa littérature. Moi j’en profitais pour descendre le clafouti en poudre que j’aurais été sensée cuisiner comme une marionnette. Mais comme je n’avais qu’une griotte, je m’en suis fait un talisman. Elle est douce, la peau de la griotte, et on en fait volontiers son ami bien qu’elle ne soit pas très loquace. Je ne suis pas une lumière, mais la griotte n’est pas dépourvue d’intérêt, pas plus que n’est dépourvu d’utilité le couteau suisse multilame. Enfin, sois lucide, je me dis, la caresse de griotte est rare, mais ne donne pas la peur au ventre qui fait penser. Pour garnir mon clafouti, je n’ai qu’à regarder ma cerise sur le gâteau, à travers un kaleidoscope.




5.

Philharmonique (c'était son nom) avait mis son bandeau de travers. Ça lui cachait l'oeil et les rêveries inassouvies qui lui sortaient toujours de son chapeau. Ce n'était pas de la littérature mais une manière de planer comme un clafoutis qui aurait oublié ses cerises avec une légèreté insoupçonnée. Un talisman dans sa poche gauche le remit dans le droit chemin. Adieu la douce rêverie ami, allume tes lumières et fais marcher ton ciboulot car quoi ce n'est pas l'inutilité du couteau Suisse multilames qui te sortira d'affaire, embourbé dans tes limbes tel une marionnette dont les fils emmêlés t'enchevêtrent plutôt. Sois lucide, me dis-je en palpant d'une douce caresse ce talisman au fond de ma poche , réalises ce que tu es, où tu es et atterris. Sors enfin la peur au ventre qui fait penser, commences à flipper un peu au lieu de rêver dans ton kaléidoscope inaccessible. Ici. Là.


6.

Philharmonique ? Quel adjectif interminable, énorme, prétentieux, sans commune mesure à ma rêverie. Point de littérature plutôt des images, des photos, des peintures, des paysages, une huile sur toile représentant un clafouti piqueté de rouge. Telles des marionnettes, on s’en lèche les babines. Pas une galette des rois avec une fève mais un talisman planté là au beau milieu de nulle-part. Douce rêverie, chères pensées, calme assourdissant de la mer amie qui m’entoure. Joie sereine du soleil caressant de sa lumière d’été, mes joues rosies par tant de plaisir. Une idée soudain ! «   L’utilité du couteau suisse multilame » Y a-t-il un pinceau

Pour peindre, un fouet à patisserie pour faire le clafouti ? Trêve de rêverie, redevenons lucides. Ce n’est pas la caresse du vent qui m’étourdira encore cette fois-ci, le vent du large n’en est pas à sa première tentative. L’Ouragan ser détache de l’océan.

La peur au ventre qui me fait penser que j’ai oublié le clafouti dans le four là-bas mais ma maison est volatilisée tel un kaléidoscope de petits morceaux de verre broyés et colorés.


7.

Plilharmonique, j’sais même pas comment ça s’écrit, mais bon, c’est vrai, ça fait joli sur une île déserte. Comme une rêverie de quelquechose d’oublié, de perdu pour toujours,mais toujours présent dans l’indispensable littérature, ce clafoutis de mots avec des cerises éparpillées, certaines dont on a oublié d’enlever les noyaux, noyaux pouvant servir à fabriquer les yeux des marionnettes, ces talismans des petits enfants d’avant, douce ère pré-ordinateur, les enfants jouaient avec rien, avec des amis réels et non virtuels, les amis sont les lumières, tous mes amis ne connaissent pas l’utilité du couteau suisse multilame sur une île déserte ou même sur une île pas déserte ou même pas sur une île. Soyons lucides, ayons tous des poches à nos pantalons pour y planquer notre couteau suisse multilame, un peu gênant pour les ébats amoureux, les caresses, mais si on a un peu peur, il fait disparaître la peur au ventre qui fait penser aux pires horreurs possibles et imaginables, kaleidoscope de bêtes sauvages, de tortures, de forêts hostiles. L’île déserte, c’est pas toujours le rêve.

12 février 2007 - scriptoclip avec des syllabes

5 minutes d’écriture, bah tu parles d’un exercice ! Qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est une colle ? Qu’est-ce que j’ai mal fait, j’suis punie ? C’est invraisemblable !... La punition, y faudrait savoir déjà pourquoi, sinon pli, c’est pire de ne rien comprendre et quoi ? eh bien tu recommences, si tu ne sais pas ce que ciseaux bateau la rivière euh la rivière euh. Tiens, ça me scie les bretelles son exercice, ou cette punition, cul oui c’est cucu la praline, exercice sucré, si sot que je ne comprends pas comment elle veut nous amender avec çha. C’est la dernière fois que je me laisse avoir…


 

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Publié dans scriptoclip

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